Dalida 25 ans

Dalida. Icône Gay s'il en est, même si ce n'était pas calculé. Est-ce parceque sont producteur est de la famille, ou parcequ'elle est reine de nos nuits branché ? Peut être est ce parce qu'elle avait toujours des danseurs plus ou moins sexy mais plus que moins homo.


En tout cas, le milieu gay reconnaît en elle une de leur idole. Sa vie est un roman qui se termine mal. Déjà elle commence dès sa naissance avec une infection des yeux qui la fera souffrir malgré les nombreuses opérations chirurgicales de correction. Jeune, elle devient mannequin pour une maison de couture. Eh, miss Egypte 1954 quand meme.

Elle joue la bas dans quelques nanars cinématographiques et monte à paris à l'age de 21 ans dans l'espoir de faire du grand cinéma. Mais on ne peut pas dire que ce soit un franc succès. Du coup, elle se tourne vers le cabaret ou elle commence à chanter sous le pseudo de Dalila. Ce nom faisant trop pensée à Samson et Dalila, il sera transformé en Dalida. C'est la que Bruno Coquatrix, le célèbre programmateur de l'Olympia, la remarque. Elle y participera à un concours de chanson, « les numéros 1 de demain ». Dans le public, un certain Eddie Barclay tombe sous le charme. Voilà, nous sommes le 28 aout 1956 ; Dalida sort son premier 45 tours : Madona (et non le contraire, en 1956 Madonna aurait eut du mal a sortir un disque). Puis sort Bambino dont elle rafle l'interprétation à Gloria Lasso. Elle fait ensuite la première partie de l'inoxydable Charles Aznavour a l'Olympia. Une Star est né.

En 1969, on frôle le désastre, elle pense a arrêter la chanson pour faire de la philosophie orientale. Elle change d'avis et se remet a chanté, mais les titres sont de plus en plus mélancolique avec un « je suis malade » et « mourir sur scène » d'une gaité absolue. Heureusement, entre 2 chansons dépressive, elle nous régale de quelques pépites très dance. Bon, ça c'est le coté paillette.

Coté vie privé, là, c'est une cumularde. A 12 ans, elle perd son père avec qui elle n'a jamais su vraiment communiqué. Ce sera un facteur permanent de son mal être. Ensuite, elle collectionne les Amants aux morts tragiques ou au passé trouble, comme celui qui restera son ami après leur séparation. Le monsieur en question avec combattue avec les SS, ce qui n'est pas des plus glamour.

En 1967 elle tombe un amoureux d'un chanteur qui rate sa carrière car trop porté sur la bouteille. Il avait annoncé à tout le monde sa décision de se marier avec Dalida avant de se mettra une balle dans la tête. C'est Dalida qui découvrira le corps. Effondré, Dalida fera sa première tentative de suicide au barbiturique. Résultat, 5 jours de coma et l'annulation de ses concert. Un ancien mari, toujours ami de la chanteuse, ne se ratera pas, lui, puisqu'il se tirera une balle dans la tempe. Et de 2.

Un autre ami de Dalida, Mike Brant, s'essayera aussi à l'auto-euthanasie, le 2eme essai sera le bon, il disparait le 25 avril 1975. Vous vous dite, bon, 3 suicides de proches, c'est déjà beaucoup. Allez, je vous en remets un pour la route, son compagnon de route pendant 9 ans, mets fin à ses jours, avec sa femme, dans sa voiture dont il avait mis l'échappement des gaz à l'intérieur. Original et efficace. Du coup, Dalida est persuadé de porté malheurs aux hommes de sa vie. Ecoutez la chanson « les hommes de ma vie » vous y retrouverez toutes ses histoires.

Comme si tous ses malheurs ne suffisait pas, elle rencontre un étudiant roumain agé de 18 ans (ça me rappelle une chanson ça). Ce dernier la met en ceinte ! L'avortement est illégal en France à l'époque. Elle ne veut pas de l'enfant, elle se fait avorter en Italie. L'opération se passe mal, elle ne pourra plus jamais avoir d'enfant. La fameuse chanson « il venait d'avoir 18ans » est justement lié à cette histoire.

C'est ensuite qu'elle entame une fuite en avant, entre thérapies et amants. On lui prête même une liaison avec François Mitterrand dont elle soutiendra la candidature. Cette prise de position lui sera beaucoup reprochée. Nous sommes en 1987, Dalida vient de finir un film, elle ne le sait pas encore, mais se sera sont dernier. Le morale est bon en surface, elle a des projets, elle prépare pendant de longues semaines une comédie musicale sur Cléopâtre et même une pièce de théâtre.

Mais le verni est bien mince. La dépression la rattrape. Dans la nuit du 2 au 3 mai 1987, elle s'endore pour un sommeil eternel. Elle laissera 2 lettres. Une pour son frère Orlando, une autre pour le dernier homme de sa vie. Là, sur le bureau, un papier manuscrit. Pas de dentinaire. Peut être était ce pour tous ses fans. Quelques mots écrits à la main. « Pardonnez-moi, la vie m'est insupportable ». Elle sera inhumée au cimetière de Montmartre ou un stèle magnifique nous rappelle la grande artiste qu'elle était. C'était il y 25 ans cette semaine.

Dalida a vraiment sa place dans Tonic's Live, puisqu'elle a vraiment soutenue la cause homosexuel. Elle défendait la Gay pride et était très proches d'artistes et homme politique comme pascal Sevran ou Bertrand Delanoë.