Agressions homophobes en hausse

Des agressions physiques toujours en hausse, le doublement des cas signalés d'homophobie dans les lieux publics, une homophobie toujours significative dans le monde du travail, telles sont les tendances pointées par le 11ème Rapport annuel de SOS homophobie, publié à l'occasion de la Journée Mondiale de lutte contre l'Homophobie.


Diffusion Mai 2007

"1332 témoignages ont été reçus en 2006 sur la ligne d'écoute et sur Internet, soit 10 % de plus qu'en 2006, explique Julien Lemonnier, un des responsables du "Rapport 2007". 76 % des répondants sont des hommes et 22% des femmes. La majorité des appels proviennent des 35-50 ans (34 % des appelants) mais on note une augmentation régulière des moins de 24 ans : 19% cette année contre 12 % l'année précédente. La majorité des appels proviennent des régions (59 %).

Comme toujours, c'est l'homophobie dans le monde du travail qui est la première cause des appels (16 %). Arrivent en deuxièmes l'homophobie dans les lieux publics (12 %) et le voisinage (12 %). L'homophobie dans la famille représente 11 % des cas. Suivent Internet (9 % des appels), les refus de service (7 %), le mal de vivre (6 %), les problèmes d'homophobie avec la police (4 %), dans le milieu scolaire (5 %)…

153 agressions physiques ont été signalées en 2006, soit 12 % de l'ensemble des cas soumis à SOS homophobie. Une agression physique tous les trois jours. Pour l'association, ce chiffre "traduit une inquiétante propension à passer de l'insulte aux coups, bien que la loi réprime plus fermement l'agression lorsqu'elle a pour motivation l'homophobie." "La visibilité homosexuelle continue de provoquer des réactions violentes. Aucun contexte n'est épargné, qu'il s'agisse des lieux publics, de la famille, du domicile, du voisinage, du milieu professionnel, ou des commerces".

Autre grand sujet d'inquiétude de SOS homophobie : le doublement des cas d'homophobie signalés dans les lieux publics, soit cent quarante-six cas, cette année. "C'est sans conteste, une très mauvaise nouvelle puisque le nombre de témoignages a doublé par rapport à l'an dernier". Les cas ? Ce sont des agressions "fréquentes et aveugles" dans la rue, sur les lieux de drague, dans les transports,. Autre chiffre qui inquiète : les problèmes d'homophobie avec le voisinage (+ 4,4 % de cas cette année). 150 personnes ont été confrontées à cette forme d'homophobie. "Dans les relations de voisinage, les occasions ne manquent pas d'utiliser l'homosexualité avérée ou supposée pour envenimer un conflit banal."

Dans le domaine du travail, la situation n'est pas davantage brillante. En 2006, 193 personnes ont appelé pour ce motif. "Tous ces témoignages rendent compte du côté diffus de cette forme d'homophobie, qui s'immisce partout : tous secteurs d'activités, toutes tailles d'entreprise, prive ou public, sous de multiples formes, souvent déguisées, insultes, brimades, discriminations, renvois ou démissions forcées et même agressions." "La Halde conduit un travail intéressant sur cette question, mais dans le pôle égalité des chances de cette structure, le mot homophobie est presque inconnu."

Faible motif de satisfaction, les lesbiennes témoignent plus. Elles osent franchir le pas : appeler et porter plainte. "Cela représente une augmentation de 33 % en moins de deux ans". En 2006, 173 cas de lesbophobie ont étré portés à la connaissance de SOS homophobie. "C'est l'entourage familial et amical qui a suscité le plus grand nombre d'appels" note l'association. En fait, le véritable motif de satisfaction de l'association est d'avoir contribuer (avec le SNEG et Act Up Paris) à faire condamner le député UMP Christian Vanneste pour injures homophobes. Pour SOS homophobie, il s'agit d'un "tournant historique". C'était mercredi 16 mai 2007
Situés rue Lenepveu cour du musée pincé les divers stand ont bien sûr attiré l'oeil, on aperçoit d'abord ce grand tableau qui relate la difficulté de vivre sa vrai vie d'homo de bi ou de trans, puis quelques textes collés au sol attire l'attention, et les animateurs nous explique le but du jeu

Dans le cadre de la journée mondiale contre l'homophobie qui était jeudi 17 mai, l'association AIDES 49 et le Collectif Gay 49, ont décidé de mener une action le mercredi 16 mai à Angers
Il s'agissait d'un parcours contre l'homophobie, la lesbophobie, la transphobie, qui était adressé à tout le monde, homo, hétéro, bi, trans, jeunes ou moins jeunes, hommes et femmes... Une invitation à réfléchir sur la question de ces discriminations, et notamment de nos propres comportements.
"vivre le quotidien d'une personne homo, bi ou trans,
le temps d'un parcours d'une vingtaine de minutes"
Mais aussi pour vous Informer, Echanger, Partager,
Mieux comprendre le vécu des discriminations...

Il s'agissait de petits jeux de rôles, mettant les gens en scène sur différentes situations de la vie quotidienne ou professionnelle, dans un jeu interactif. Se retrouver dans la peau d'un de ces personnages victimes de discriminations.
A la suite de quoi, un débriefing était effectué pour les personnes encadrantes, afin de discuter sur les émotions ressenties, notamment.

Vous êtes Julien homosexuel, Claire hétérosexuelle militante pour la cause gay, Virginie transexuelle, et vous devez à tour de rôle rencontrer des personnages pour soit faire votre coming out, soit changer votre identité auprès d'une administration, parler à un curé, annoncer à votre ami votre ancienne sexualité, bref tour à tour vous rencontrez des "comédiens" pas toujours à l'écoute, parfois méprisant, voir insultant

Ceci a permis à une 50ène de personnes de vivre 20 mn dans la peau d'un autre et de mieux comprendre les difficultés que vivent les personnes homos bi ou trans

Une belle initiative, animée par AIDES, MFPF, QUZAR, l'IMANOL
Une réussite, et on l'espère un changement progressif des mentalités
Espérons retrouver cette manifestation l'année prochaine