Backroom lesbiens..

Voici le récit d'une balade parisienne à la recherche d'un backroom lesbien. Du Mont Parnasse à Montmartre en passant par le Marais, de l'île Saint Louis à Pigalle en passant par Notre Dame, le parcours fut périlleux !!


Diffusion Mai 2007

Quitter le mont Parnasse pour rejoindre le Marais semble être le plus censé, car Parnasses est peut-être une montagne du centre de la Grèce mais ne paraît pas plus gay friendly que ça. Je remonte à pied, traversant le quartier St Germain, à part une équipe de football ce nom ne m'inspire pas de vie lesbienne, haut lieu de la vie intellectuelle et culturelle parisienne il doit pourtant se passer quelques ébats privés entre Mesdames DE.
Cela dit, le quartier est maintenant moins prestigieux sur le plan intellectuel qu'à la grande époque de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Juliette Gréco ou Jean-Luc Godard et François Truffaut et Jacques Prévert.
Bon, assez perdu de temps, partons du centre de paris, notre dame, puisque une plaque de bronze incrustée dans le sol sert de point zéro de toutes les distances des routes à partir de Paris.
De là je traverse l'île saint Louis formée de deux îlots, l'île Notre-Dame que je viens de quitter et l'île aux vaches qui n'inspire pas plus de vie nocturne gay qu'à La Bohalle, ci ce n'est qu'on y trouve un peu plus d'hôtels particuliers
Bon, et les backroom alors ?
Tiens, un bateau Mouche !!
Oh ! un drapeau arc en ciel, je me rapproche, me voici à l'entrée du Marais
En passant, vous trouverez les meilleurs falafel de Paris rue des Rosiers
Mais je ne suis pas là pour ça
Le Marais, ancien quartier de la noblesse, a conservé un grand nombre d'hôtels particuliers et attire de nombreux touristes et promeneurs. Plusieurs communautés se sont constituées au cours des années : juifs à la fin du XIXe siècle, Chinois après la Première Guerre mondiale et gay, très présents depuis les années 1980.
Je passe devant la fameuse permanence de détresse amitiés au 10 rue des Lombards et me voici rue Quinquanpoix, avec une bibliothèque gay, une boulangerie gay, un magasin de vêtement gay, un bay gay, des tas de boutiques bay, mais ou se cache le backroom lesbien ?
Je prend mon courage à 2 mains et rentre dans la librairie pour demander s'il n'y aurai pas un endroit pour les filles, en face me répond-il, le 3ème lieu, ah oui je connais, avec à l'étage la cantine des Ginette armées, bon c'est pas un backroom mais ça fait du bien de voir des filles… très filles, pas une camionneuse à la ronde, juste des filles féminine, enfin normale quoi
Je ne m'attarde pas, au risque de finir non pas dans un backroom, mais simplement dans un lit, classique, avec juste 1 fille !! oh la déprime !!
Bon, on reviendra plus tard dans le marais, filons à Pigalle, après tout !!
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Accueil dévêtue de noir par quelques hôtesses, rayon godemichés accessoires vidéo cuir, accessoires plus hard au sous-sol, projection vidéo et salon privés à l'étage, l'animateur de grande surface nous plonge dans un univers très commercial, le tout sur une musique branchées, après avoir fait 10 fois les rayons gode sans trouvé celui qui me convient je me retrouve nez à nez avec cette affiche, salon privées pour vidéo lesbienne, ne serait-ce pas un nom déguisé pour backroom ? ça y est, je l'ai trouvé ?!!
Ah bin non, on rentre à 2, bon c'est déjà pas si mal, mais en déambulant dans tous ces rayon, je me sens plus l'âme plurielle
Aahhhh !! un show lesbien dans 1h, gratuit pour les filles, bin… heu… qui d'autres irait ? ah oui, les hétéros !! bon ça doit être orienté excitation mâles hétéro de base, je passe mon chemin
Le moulin rouge, bon ok, je passe
Essayons le lieu le plus touristique, Montmartre, la colline de Montmartre est célèbre pour abriter, la basilique du Sacré-Cœur d'accord, mais surtout quatre communautés religieuses :
- Les religieuses de Notre-Dame du Cénacle.
- Les religieuses vouées à la contemplation ou à des tâches "apostoliques
- Des Carmélites qui partagent leurs journées entre offices, méditation et travaux manuels ; ce sont des contemplatives cloîtrées. je sens qu'on se rapproche.
- Les Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre. Ce sont aussi des contemplatives, vouées à la prière et à "l'adoration perpétuelle". Leur maison est cependant plus ouverte que celle des carmélites. On y est presque !!
Redescendons sur terre, mais quel est cet échafaudage gigantesque? la tour Eiffel ? bien, de nombreux couple se bécotent sur le champ de mars, je déambule parmi eux comme vous le feriez à la rochefoucault, mais rien y fait, ces couples là sont d'un romantisme à tout épreuve!!
Un dernier espoir sur la plus belle avenue du monde, dommage que le Queen ne soit pas encore ouvert, j'aurai plus de chance à l'intérieur que sur les champs Elysées

Après le Guide Lesbien qui parlait ouvertement de jouets sexuels et de sex-shops dès 1995, après le festival de film Cineffable qui propose, entre autres, films érotiques, débats sur la sexualité et stand d'objet sexuels, la plus marquante de ces initiatives a été l'ouverture à Paris de backrooms pour filles. Ce sont des " salons privés ", c'est-à-dire des salles attenantes à un bar ou une boîte aménagée pour que puisse s'y vivre le plaisir sexuel. En avril 1998, le premier de ces salons a ouvert ses alcôves dans un bar qui d'ordinaire accueillait des soirées SM.
Aux dires des organisatrices de ces soirées, les backrooms ont leur public : célibataires cherchant une aventure d'un soir, couples ne pouvant se rencontrer ailleurs, jeunes lesbiennes en recherche d'expérience, lesbiennes plus mûres en quête de rajeunissement, couples installés en manque d'imaginaire… Toutes les raisons sont bonnes. La seule réserve que l'on puisse émettre vis-à-vis des lieux dont la seule activité est d'offrir une backroom, c'est de constater qu'il est bien difficile de «programmer» une envie de faire l'amour. Par contre, qui de nous ne s'est jamais retrouvée au plus fort d'une nuit de fête en face d'une femme que l'on aurait aimé pouvoir enlacer au-delà du raisonnable sans quitter l'enceinte de cette boîte, de ce bar?

Certaines se rabattent sur n'importe quel coin sombre ou clos offrant un minimum d'intimité à leurs chaudes caresses. Cette ouverture à Paris de salons privés a donc mis en lumière une envie réelle de nombreuses lesbiennes de pouvoir vivre leur sexualité au grand jour. À l'automne 99, les Ladies Room qui ont élu domicile au Dépôt sont les seules à offrir de tels espaces sous la forme de trois petites cabines privées au milieu d'un espace mixte. Là où elles ont existé, certaines les ont fréquentées, beaucoup ont eu envie d'y aller sans oser le faire quand quelques-unes ont préféré défendre l'idée que la sexualité lesbienne s'accorde mal de toute sortie hors le lit du lien amoureux. Les femmes ont trop souffert des stéréotypes misogynes sur leur sexualité, stéréotypes qui durant des siècles n'ont eu d'autre fonction que de les soumettre au bon plaisir des hommes, pour qu'il soit aujourd'hui légitime que des lesbiennes elles-mêmes décident de ce qui est sexuellement correct ou non. En 1998, celles-là ont jeté des boules puantes contre le stand de jouets sexuels présent à Cineffable ! Gageons que la multiplication des initiatives permettant aux femmes de vivre pleinement leur sexualité, et quelle que soit cette sexualité, permette enfin que ce tabou n'en soit plus un dans la société tout entière certes, mais au sein de la communauté lesbienne avant tout.

Bilan du week end le 3ème lieu est à faire pour les filles, ambiance belles filles, sympa, déco kitch et branché, je reviendrai pour tester le Queen pour les soirées MetroSexuelParty, OverKitch, ou les soirées gay de Melle Lucy, sinon vous pouvez toujours essayer les shows privés lesbiens du sexodrome de Pigalle
Allez je vous laisse, j'ai mon train à prendre et dans 2h sarko sera élu président, il serait temps de rejoindre le métro à Bastille avant le début du carnage