Le pouvoir Gay

On nous parle régulièrement du pouvoir d'achat gay. Ces derniers mois on a eu le 1er salon gay et lesbien qui s'est tenu à Paris en octobre 2004. Début novembre c'est dans une émission présentée par Daniela Lombroso sur le Pouvoir gay que le sujet était à nouveau à la Une. Bref, un sujet à la mode don ton nous parle régulièrement.


Diffusion janv 2004

En parlant de mode, tout le monde s'accorde à dire que le gay sont des précurseurs de la mode. Mais les médias ont tendance à nous faire croire que cela suffit pour leur attribuer un grand pouvoir d'achat. Je ne suis pas d'accord. Entre être précurseur de la mode et avoir un grand pouvoir d'achat, c'est-à-dire entre avoir bon goût et en avoir les moyens il y a un grand pas. Et pourtant à attribue à la communauté gay en général un grand pouvoir d'achat. Ah ! petite nouveauté cette année il est attribué à la communauté gay est lesbienne. On ne voit toujours pas ces dernières dans les reportages mais on les cite, c'est un début. Bientôt on s'y intéressera même peut-être. Je connais pourtant des lesbiennes qui sont très branchées mode. Comment ? Elles ne le sont pas toutes ? Les gay non plus d'ailleurs.
Alors comment ont-ils tant d'argent ces homos ?
''Ils travaillent et n'ont pas d'enfants'' C'est ce qu'on nous dit. Je vois au moins 2 erreurs dans cette phrase ? Ca voudrait dire qu'ils rentrent dans la catégorie des célibataires sans enfants. Ceux-là même qui pourtant appartiennent à ceux qui payent le plus : 1 appartement seul, 1 voiture seul, des impôts seul, bref les célibataires sans enfant payent toujours tout plein pot c'est bien connu, et je suis bien placée pour le dire.
Et la crise économique, elle toucherait tout le monde sauf les homos ? N'y aurait-il pas d'homos au chômage, d'homo smicard, ou d'homo rmiste. Si bien sûr, mais ceux-là n'intéressent pas les médias, ils sont bien trop normaux pour ça.
Bref, une fois de plus on fait de quelques individus une généralité, une fois de plus on ne montre que Paris et son Marais. Il est certain que pour habiter et faire ses courses dans le Marais il faut un certains pouvoir d'achat. Il faudrait arrêter de cibler les reportages sur ces gens-là laissant supposer qu'ils seraient représentatifs de la population homosexuelle nationale.
Car oui, il y a des homos en provinces, des homos au chômage, des homos à petit salaire. J'ai même entendu dire qu'il y en avait qui habitaient à la campagne. Il y en a même qui sont agriculteurs, ou pire… … viticulteur ! Et pourtant j'en connais un qui est toujours super à la mode. Alors pourquoi n'intéresserait-il pas les stylistes, les créateurs, les médias ?
Surtout que dans quelques temps les homos auront des enfants. Oui, je dis dans quelques temps car aucuns média n'est au courant que certains en ont déjà. Mais dans ce cas, les homos ressembleront à des familles avec enfants. Et qu'adviendra-t'il de leur pouvoir d'achat ?
Ce qui était peut-être vrai il y a longtemps ne l'est plus. Je trouve dommage qu'on nous montre toujours la même facette de l'homosexualité par le biais de ce groupuscule parisien détenteur d'un grand pouvoir d'achat. Sûrement parce que pour les autres, salarié ou chômeur, célibataire ou en couple, avec ou sans enfant, citadin ou ruraux, ces gens là ressemblent à s'y méprendre à des … Han ! j'allais dire à des hétéros. Finalement c'est peut-être ce que recherche une partie d'entre nous pour se fondre naturellement dans la masse. Et pour ceux que ça choquerait, continuez à être précurseurs de la mode et rassurez vous on ne vous confondra jamais avec un hétéro de base.